Vigilance Frelon asiatique

Vigilance Frelon asiatique

Suite à l’article diffusé le 1er mai issu du courrier cauchois du 28 avril, la mairie appelle à votre vigilance en ces temps où nous taillons les haies pour l’hiver.

Beaucoup d’entre vous nous ont signalés la présence de nid et ont fait intervenir des professionnels pour s’en débarrasser.

Ci-après l’article du courrier cauchois avec les informations importantes à savoir sur cette « bestiole ».

Seine-Maritime. Le frelon asiatique est de retour : « Ce sont de vrais chiens de garde »

Environnement. La campagne de destruction des nids de frelons asiatiques a été lancée après la découverte de nids à Fécamp et au Havre.

courrier cauchois du 28 avril 2021

La plateforme de lutte collective contre les frelons asiatiques, qui dépend du GDMA 76 (Groupement de Défense contre les Maladies des Animaux), a lancé lundi 26 avril sa campagne de destruction des nids de frelons asiatiques pour 2021, après la découverte de nids à Fécamp et au Havre, le jeudi 22 avril. « Ça n’a rien à voir avec l’année dernière, indique Christophe Savoye, directeur du GDMA 76. Ça avait démarré plus tôt, dès début mars. On a presque deux mois de décalage ». Pourquoi les frelons asiatiques tardent-ils cette année à faire leur nid ? Ils sont frileux. Ça n’aura échappé à personne que, depuis plusieurs semaines, les températures sont basses le matin.PUBLICITÉ

La campagne de destruction des nids a été lancée afin que les particuliers puissent bénéficier de l’aide départementale de 30 % au coût de destruction de nid, plafonnée à 30 euros. Pour y avoir le droit, ils doivent faire appel à un intervenant agréé. La liste est consultable sur le site de la plateforme départementale www.frelonasiatique76.fr. Les tarifs sont libres. « Ils peuvent varier s’il s’agit d’un nid primaire ou d’un nid secondaire », indique le directeur du GDMA 76.

Christophe Savoye, directeur du GDMA 76, et Léa Flores, animatrice de la plateforme de lutte collective contre les frelons asiatiques –

« Les nids primaires, de la taille d’une balle de tennis ou d’une orange, font leur apparition entre le début du printemps et l’été. La reine sort de son hivernage, fait son nid à 2-3 mètres de haut et à l’abri des intempéries, dans une cabane de jardin, sous une gouttière… L’été, lorsqu’elles sont trop à l’étroit, la reine et les ouvrières vont créer un nid secondaire, beaucoup plus gros, généralement à la cime des arbres. Lorsque les premières gelées arrivent à la mi-novembre, les colonies meurent et les reines fondatrices sortent du nid pour aller hiverner », décrit Léa Flores, animatrice de la plateforme. En 2020, 1 066 nids primaires et 1 160 nids secondaires ont été signalés et détruits en Seine-Maritime.

« De vrais chiens de garde »

Les particuliers ne doivent surtout pas intervenir seuls ou utiliser un piège. « Les piégeages sont inopérants », insiste Christophe Savoye. « Les frelons asiatiques sont dangereux pour les abeilles et, potentiellement, pour l’homme. La quantité de frelons dans un nid secondaire est importante. C’est pourquoi on attache beaucoup d’importance aux nids primaires »« Les frelons asiatiques sont très agressifs, ils sont de vrais chiens de garde si on s’approche du nid », insiste Léa Flores. D’où l’importance de faire appel à un professionnel.

Les frelons asiatiques sont agressifs quand on s’approche de leur nid – GDMA 76

Arrivé sur le territoire français en novembre 2005, dans le Lot-et-Garonne, dans des poteries importées de Chine, le frelon asiatique est apparu en Normandie en 2013. On ne peut plus éradiquer cette espèce invasive. « On essaye par conséquent de limiter son implantation, protéger les ruches et informer la population. On doit s’habituer à vivre avec », reconnaît Christophe Savoye.